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Qu’est-ce que la cursivité? Paris 12 mai 2006

Séminaire permanent «Écritures cursives»

Ire rencontre

Qu’est-ce que la cursivité?

 

 

École nationale des chartes

19 rue de la Sorbonne, 75005 Paris

Vendredi 12 mai 2006

 

 

Les historiens de l’écriture latine s’accordent depuis un demi-siècle à reconnaître le rôle moteur joué dans l’évolution générale des formes par la pratique des écritures quotidiennes et informelles, travaillées par la cursivité. On est pourtant loin de s’entendre sur la définition des écritures «cursives» et sur son articulation avec d’autres catégories. La cursiva des spécialistes d’écritures livresques se définit ainsi par trois lettres qui l’opposent à la textualis ; la cursive des diplomatistes se distingue de la «minuscule» par la présence de liaisons entre jambages voisins ; plus généralement, «cursif» a été tour à tour synonyme de rapide, informel, déformé, lié, penché, etc.

Les travaux d’Emanuele Casamassima, de Giorgio Costamagna, d’Emmanuel Poulle, de Peter Rück et d’autres paléographes, mais aussi de praticiens de l’écriture comme Gerrit Noordzij, ont montré de plus près divers aspects historiques et techniques de la cursivité au Moyen Age, mais on attend encore une plus large synthèse.

Le séminaire international «Écritures cursives» réunira au fil de plusieurs rencontres des chercheurs issus de plusieurs pays, spécialistes de différents domaines de la culture écrite. Plutôt que de nouvelles études ponctuelles, il s’agit d’abord de susciter un libre dialogue entre des traditions historiographiques marquées par des corpus, des approches et des terminologies propres, voire contradictoires, autour de questions fondamentales. On espère ainsi identifier des objets communs pour mieux comprendre le fonctionnement général des systèmes graphiques propres à une société donnée, y compris en élargissant la perspective au-delà de la paléographie latine.

La première rencontre portera sur la définition de la cursivité ou, plus proprement, sur l’analyse des différents phénomènes techniques, physiques et visuels regroupés sous ce nom. Voici une liste préliminaire, non exhaustive, d’axes de réflexion possibles:

  • le trait et le geste : «ductus complet» et «ductus visible» ;
  • supports et instruments ;
  • changements de forme et changement de structure ;
  • l’économie physique du texte : confort du scripteur et confort du lecteur ;
  • liaisons interlittérales et liaisons intralittérales (ou : la minuscule caroline est-elle cursive?) ;
  • accident, habitude, norme : de la cursivité spontanée à la cursivité stylisée.

 

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